Les rhinocéros en danger…

On parle du massacre des rhinocéros depuis des décennies en Afrique mais il existait un pays où ces impressionnants animaux étaient encore protégés, c’était l’Afrique du Sud. Mais depuis 2007, on constate une explosion du nombre de Rhinocéros tués pour leur corne. Ils étaient 13 victimes en 2007, 448 en 2011 et au 20 novembre 2014, on estime à 1020 victimes de ce braconnage morbide.

L’Afrique du Sud abrite les trois quart de la population mondiale de Rhinocéros d’Afrique. Et parmi cette population une énorme majorité vit dans le parc Kruger (autour de 9000) et c’est là que le massacre prend le plus d’ampleur. La frontière poreuse avec le Mozambique voisin facilite le travail des braconniers.

Mais le problème est aggravé par la monté des cours (puisqu’il faut bien appeler cela ainsi) du gramme de corne. Cette corne est faite de kératine comme les ongles et non d’ivoire comme les éléphants. De nombreux asiatiques lui prêtent des vertus de toute sorte, la plus connue étant celle sur les performances sexuelles masculines.

Mais la valeur de la corne de rhinocéros est devenue telle que des mafias s’en emparent, mettant des moyens nouveaux et importants sur cette traque. Des hélicoptères, des commandos sur armés entrent dans les réserve, tuent rapidement, profitent de l’isolement et s’évaporent.

Pour contrer cela certaines réserves privées, qui se gardent de faire de la publicité sur la présence de rhino de peur d’attirer les malfaisants, font des ablations préventives de la corne pour leur éviter d’être tuer. Jabulani, le célèbre lodge aux éléphants poursuit avec quelques autres un programme visant à faire vivre les rhino, sans corne. Une mobilisation sans précédent a lieu en Afrique du Sud pour leur sauvetage… au rythme actuel dans 20 ans, il n’y aura plus de rhino sauvages. Sachant qu’ils mettent deux ans pour se reproduire et que les nouveaux nés sont très vulnérables à cause des prédateurs naturels… il s’agit ici d’une situation d’urgence.

Le tourisme avait sauvé en parti les éléphants, en prouvant qu’un éléphant vivant rapportait 60 fois plus que mort grâce au tourisme. Le rhino doit aussi trouver son salut dans l’attractivité qu’il peut représenter pour les voyageurs… Pour contribuer, vous pouvez vous connecter avec plusieurs associations, la plus active et médiatique étant « save the rhino ».

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